
Bâtir avec ce qui reste
Philippe simay, philippe simay
Prisonnière d’un modèle productiviste, fondé sur l’extractionmassive de matières premières non renouvelables, l’architecture ne rend plus lemonde habitable. Elle participe à la prédation et la destruction des milieuxhabités. Ces violences systémiques ne peuvent plus être ignorées et laprofession doit se réformer. Au-delà de l’injonction à optimiser des ressourcesnaturelles disponibles ou à privilégier des matériaux issus de la biomasse, lesarchitectes ont-ils des obligations morales envers les milieux qu’ils exploitent? Comment peuvent-ils encore construire sans porter atteinte à l’ensemble desêtres vivants ? Un essai incisif et percutant.